Je regarde de côté,
Je ne vois que du sable.
Je regarde à côté,
Je ne vois que du sable
Le soleil, les embruns,
La pluie et les vagues,
Les oiseaux et crabes,
Les rois, les humains
Tous et toutes de côté,
Ne voyent que du sable,
Tous et toutes à côté,
Ne voyent que du sable.
Les révoltes, les guerres,
Les haines, les conflits,
Les migrants, les ennemis,
Les rois, les humains,
Se regardant de côté,
Entassés comme sable,
Assis à mes côtés
Ne voyant que le sable
Le ciel, la terre,
Les éléments, les confluents,
Les océans et les mers
Les grains, les humains
Un grain à droite,
Un grain à gauche,
Un grain en haut,
Un grain en bas.
Je ne vois que le ciel,
Au milieu du sable,
Ma vision est réduite,
Je ne vois que du sable.
La pression est massive,
Pour tout grain à côté,
L’oppression abusive
Pour le grain de côté.
Je me sens à l’étroit,
Au milieu de mon sable,
Je veux mener combats,
Mais je gène le sable.
Quelles perspectives ?!
Pour le grain de côté.
Subissant l’invective
Pour le grain d’à côté.
Devant tant de bêtises,
D’une société qui ne veut
Que tuer le grain qui
D’une pensée la dérange…
Il est dit que certains
Grains de la révolte,
Auraient à l’idée d’un vent,
Rejoints des bancs incertains.
Les grains ainsi libérés
Vivraient heureux d’un côté,
Les grains ainsi rassurés,
Se joindraient à ceux d’à côté.
Sans retour, ni croyance,
Pour toucher chaque grain
Ecrit cette histoire, conscient
Que le félibre est un grain.
Dimanche 04/11/2018 – 10h33
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